Qu’est-ce qui crée l’anxiété et comment nous pouvons la soigner et la soulager

Sous chaque comportement se cache un sentiment. Sous chaque sentiment se cache un besoin.
Et lorsque nous répondons à ce besoin, plutôt que de nous concentrer sur le comportement, nous commençons à attaquer la cause, pas le symptôme.

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui crée l’anxiété et pourquoi tant de gens sont anxieux ?

L’anxiété ne vient pas seulement d’une pensée, elle vient de l’intérieur de notre corps, de nos schémas internes, où les traumatismes non résolus, une honte profonde et les expériences douloureuses toujours d’actualité.

Ça vient souvent de fausses croyances sous-jacentes qui disent : « Quelque chose ne va pas chez moi », « je suis défectueux », « je suis mauvais », « je me trompe tout le temps », « je ne suis pas à ma place », « on s’en fout de moi » ou « je ne sais jamais rie faire de bien ».

L’anxiété peut être très mal comprise, car ce n’est pas seulement un symptôme, elle découle souvent de ce qui se passe inconsciemment à la suite d’expériences passées, principalement lorsque nous étions petits. Et oui, le corps note et se souvient même si l’esprit ne s’en souvient pas.

L’anxiété est souvent un signal/une expérience qui se produit automatiquement à partir de notre système nerveux. Ce sont des émotions/sensations qui nous font savoir que nous ne nous sentons pas en sécurité avec nous-mêmes, la vie, la personne avec qui nous sommes ou la situation dans laquelle nous nous trouvons. C’est notre enfant intérieur qui dit : « Hé, j’ai besoin d’amour et d’attention.

Peut-être qu’au lieu de blâmer, d’avoir honte ou de nous faire sentir mal d’avoir éprouvé de l’anxiété, nous pouvons être plus compatissants et attentionnés, sachant que cela vient souvent d’une douleur profonde et non résolue.

Le simple fait de prendre un médicament ou de soulager les symptômes peut aider à soulager l’anxiété, mais la cause « racine » est toujours là ? Prenons-nous vraiment le temps de comprendre d’où vient l’anxiété et ce qu’elle tente de nous dire ? D’où vient-elle réellement et qu’est-ce que cela nous dit sur ce que nous avons besoin ?

Beaucoup de gens vivent avec l’anxiété, mais ne sont même pas conscients de ce qui se passe. Notre esprit et notre corps ne sont pas à l’aise, et nous pouvons essayer de l’apaiser en étant occupés, en mangeant trop, en buvant de l’alcool, en parcourant Internet, en fumant, en faisant des achats compulsifs, en faisant l’amour au premier venu ou en travaillant constamment.

Dès mes premiers souvenirs, je me sentais anxieux. Je ne me sentais pas en sécurité à l’école. Je me sentais différent des autres enfants, dans un sens, j’étais un paria.

Je me faisais souvent intimider et la nourriture est devenue mon compagnon et mon mécanisme d’adaptation. Quand je mangeais, j’avais l’impression d’être apaisé. Cela m’a donné un moyen de me concentrer sur autre chose pour éviter mes sentiments douloureux, et cela m’a également aidé à faire face au fait d’être ignoré par les personnes que j’aimais.

Vu que mon père nous a abandonnés quand j’avais 8 mois, j’ai également ressenti la peur du rejet et l’abandon durant toute mon enfance. Ma maman était la seule personne en qui j’avais confiance et on m’a très vite donné l’étiquette de « fils-à-maman »

Je vivais une panique extrême quand je m’attachais à quelqu’un et que je craignais que cette personne m’abandonne. Je ne savais pas comment être et personne ne savait comment me réconforter quand j’avais peur ; au lieu de cela, on me disait que j’étais collant ou trouillard.

Quand j’avais dix ans, ma maman a commencé à me laisser seul à la maison, c’était très effrayant pour moi, et j’ai parfois pleuré de peur qu’elle ne revienne pas. Je me faisais déjà 50.000 scénarios pourquoi elle ne reviendrait pas.

Mes amis ne répondaient pas à mes besoins de connexion ; mes besoins d’être entendus, aimés, vus et acceptés ; ou mes besoins de sécurité et de confort lorsque j’avais mal et que j’avais peur. Je ne savais pas quoi faire lorsque ces sentiments se manifestaient, ce qui était très souvent.

Y avait-il vraiment quelque chose qui n’allait pas chez moi ?
Non, j’étais juste un être humain effrayé essayant désespérément de se sentir aimé, accepté et en paix avec qui j’étais. Je voulais juste me sentir en sécurité d’une manière ou d’une autre.

Je n’ai pas réalisé ce qui se passait à l’époque et les gens qui essayaient de m’aider ne comprenaient pas ce qui se passait. Ils ne faisaient que soulager les symptômes, ce qui n’a jamais pris en charge ma douleur intérieure, le traumatisme dans lequel mon esprit / mon corps était coincé.

Au fond de moi, je vivais avec l’idée qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez moi, que je n’étais pas un être assez bon, que je ne m’intégrais pas dans la masse. J’avais une identité basée sur la honte et j’essayais de réprimer ma blessure et ma douleur.

J’étais coincé dans la peur et inquiet pour l’avenir et ce qui allait m’arriver. J’essayais de prendre les « bonnes » décisions, mais quoi que je fasse, on m’intimidait et on m’excluait du groupe. Pas étonnant que j’étais si anxieux tout le temps. Je ne pouvais pas répondre aux normes sur la façon dont je devrais être selon eux (physiquement, financièrement et mentalement), et je ne me suis jamais senti en sécurité.

Quand j’étais assez vieux, j’ai commencé à travailler et j’ai découvert que lorsque je gagnais de l’argent, je me sentais enfin digne, ce qui a temporairement apaisé mon anxiété.

J’offrais des verres à tout le monde pour acheter leur amitié et leur attention. Je ne vivais que pour travailler et sortir. Vu que je ne danse pas trop mal, j’ai aussi attiré le regard des femmes. Et c’est donc avec mon argent que je tentais de faire mes preuves.

Vu mes antécédents, je cachais mes pensées, mes sentiments et mes besoins parce que je ne pensais qu’on me prendrait pour un nul, un perdant, un lourd, … Cela m’a laissé avec de nombreux besoins non satisfaits et des sentiments anxieux continus.

Comment quelqu’un peut-on vivre ainsi ? Nous ne pouvons pas. Ce n’est pas vivre, c’est survivre. On essaie de passer la journée, mais le lendemain arrive et la panique s’installe, et la routine recommence. Vivre en essayant de faire ses preuves, en se préservant et en essayant de trouver un moyen de se sentir en sécurité, quelle vie, hein ?

Comme tout enfant abandonné par un de ses parents on croit également que c’est notre faute que cette personne est partie. Ne voulant pas en parler à ma mère pour ne pas la décevoir et de peur qu’elle en ferait de même, ce qu’elle n’aurait jamais fait et ne m’as même jamais donnée cette impression, c’était une peur irrationnelle

Toute cette panique, peur, culpabilité, honte, douleur, se sentir pas assez bien, pas aimable et indigne, se passait inconsciemment, et parce que j’essayais de supprimer ce que je ressentais vraiment, j’ai ressenti le symptôme de l’anxiété, ainsi que de la dépression et le surmenage (burnout).

Beaucoup de gens ont ces sentiments, mais font un excellent travail en les dissimuler par des moyens physiques. Mais à l’intérieur, ils sont en guerre avec eux-mêmes.

C’est pourquoi je partage mon histoire : je sais qu’il y a d’autres personnes qui ressentent cela aussi. Si c’est vous, soyez gentil et doux avec vous-même. Ne dites pas de méchanceté envers vous-même, même si c’est pour rire. L’impact sur votre subconscient est trop grand

S’il vous plaît, sachez que quels que soient vos mécanismes de survie/d’adaptation, vous n’êtes pas mauvais ; en fait, vous êtes sacrément intelligents, vous avez trouvé un moyen de vous aider à vous sentir en sécurité.

Et si vous souffrez d’anxiété, sachez que ce n’est pas votre faute, c’est la façon dont votre système nerveux réagit à ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur.

Parfois, l’anxiété peut signifier que nous nous soucions profondément et que nous sommes dans une situation ou avec une personne qui compte beaucoup pour nous. Nous voulons être aimés et acceptés, alors nous sommes anxieux d’essayer, de faire et de dire les bonnes choses, ce qui rend difficile de nous exprimer de manière authentique.

L’anxiété est généralement une réponse de notre système nerveux nous faisant savoir que nous sommes dans une situation dangereuse ou que nos besoins d’appartenance, de sécurité et d’amour ne sont pas satisfaits. Cependant, il existe une différence entre une menace réelle et une menace perçue basée sur des schémas neurologiques obsolètes résultant d’expériences traumatiques passées.

En vérité : nous avons tous un certain type d’anxiété, ça fait partie de l’être humain, mais lorsque l’anxiété apparaît dans notre vie quotidienne et qu’elle est extrême, il peut être utile de la remarquer avec compassion et amour afin d’entamer une certaine guérison intérieure.

ATTENTION : il y a un piège. Si vous intégrez et attendez de la compassion d’autres personnes vous risquez d’aggraver la situation. Le subconscient réagit comme un enfant de 5 ans… Imaginez quand un enfant pleure et que ses parents accourent immédiatement, il apprendra qu’à chaque fois qu’il pleure, il obtient ce qu’il veut. C’est la même chose pour votre subconscient, si vous recevez de l’attention suite à une crise d’anxiété votre subconscient créera plus de crises pour recevoir plus d’attention. Et si votre bien-être se lie à une personne, cette personne deviendra votre sauveur, vous imaginez la catastrophe si cette personne disparaît de l’équation. Anxiété, panique, dépression en résulteront inévitablement.

J’ai commencé à me sentir à l’aise en acceptant la partie de moi qui ressentais de l’anxiété, en écoutant pourquoi elle ressentait ce qu’elle ressentait et en lui donnant ce dont elle avait besoin. C’est ce qu’on appelle guérir l’enfant intérieure.

J’ai commencé à me sentir à l’aise lorsque j’ai fait de l’anxiété mon alliée et que je la voyais comme un système d’alarme. En prenant le temps d’écouter, j’ai vu à quel point l’anxiété me servait, parfois, j’avais vraiment besoin de protection ou d’un changement de perception, ou de parler ou de quitter une situation, et je ne le savais qu’en écoutant.

Il faut par contre poser les bonnes questions. Si on pose les bonnes questions, on obtient de bonnes réponses. Si vous posez de mauvaises questions vous obtiendrez des réponses décevantes.

Voici un exemple de mauvaise question : « Pourquoi moi ? »
Réponse : « Parce que tu ne vaux rien ! »

Voici un exemple de bonne question : « Que pourrais-je faire pour que je me sente mieux ? »
Réponse : « Va te changer les idées, danse, prend un bain relaxant… »

Quand j’ai commencé à m’aimer et à accepter inconditionnellement, mes insécurités, mes imperfections, mes façons d’être, mon authenticité, ma fougue et folie, les façons d’aimer et de me soucier profondément et les choses qui m’effrayaient, je suis devenue vraiment libre.

Nous avons tous été conditionnés à être d’une certaine manière afin d’être aimés et acceptés, et cela crée souvent une déconnexion de l’essence aimante de notre âme et peut nous rendre anxieux avec les fausses idées que nous ne sommes pas assez bons et qu’il y a quelque chose ne va pas chez nous.

Pour ceux d’entre nous qui avons également subi un traumatisme, le traumatisme de ne pas être entendus, vus ou réconfortés lorsque nous étions effrayés ou blessés, ou de ne pas voir nos besoins satisfaits en tant qu’enfant, ou d’être battus physiquement ou émotionnellement, eh bien, il est compréhensible que nous nous sentirions en danger et anxieux.

Lorsque nous sommes dans des situations qui déclenchent notre anxiété, nous devons respirer profondément et nous demander :

D’où me vient cette peur ? De quoi ai-je peur ?

Qu’est-ce que cette expérience fait remonter en moi ?

« Qu’est-ce que je ressens ? » et « Qu’est-ce que je crois être vrai à propos de moi-même, de l’autre et de ce qui se passe ? »

Est-ce vraiment vrai ? Est-ce réel ?

De quoi ai-je besoin ? Comment puis-je y parvenir ?

Une chose qui m’a vraiment aidé, c’est l’idée qu’il ne s’agit pas vraiment du problème ou de l’autre personne, mais de ce que je ressens, de ce que je pense que cela signifie et de ce qui se passe en interne, alors que nous voyons tous le monde à travers nos propres filtres, croyances et perceptions.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété …

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous en faisons notre alliée, que nous nous rapprochons d’elle, que nous lui répondons plutôt qu’à travers elle, et que nous nous offrons de la compassion plutôt que du jugement.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous nous pardonnons de nous être trahis pour obtenir l’amour et l’approbation ou nous pardonner pour les erreurs du passé, en voyant ce que nous pouvons en apprendre et comment nous pouvons changer.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété en prenant des risques et en nous faisant de petites promesses chaque jour, ce qui nous aide à apprendre à nous faire confiance et à faire confiance à nos décisions, afin de ne pas nous sentir anxieux quand il n’y a personne autour de nous pour nous aider.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous réalisons qu’il n’y a rien de mal avec nous, et nous prenons le temps de découvrir à quelles attentes irréalistes nous essayons de répondre afin d’être « une bonne personne ».

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous avons un endroit sûr pour partager nos peurs, notre honte et nos insécurités afin que nous n’ayons plus à refouler cette énergie.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous remarquons la « guerre » entre notre esprit et notre cœur, notre conditionnement et notre véritable être, a pris fin.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous la voyons comme une chose positive. En raison de mon anxiété, je suis empathique et sensible à mes propres sentiments et besoins et à ceux des autres. Cela m’aide à comprendre ce dont j’ai besoin, ainsi que ce dont mes amis, clients et autres personnes ont besoin et ce qu’ils vivent intérieurement.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous comprenons ce qui la cause. Exprimer, traiter et résoudre notre colère, notre blessure, notre honte et notre douleur et offrir à ces parties de nous-mêmes de la compassion, de l’amour et une nouvelle compréhension.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété lorsque nous faisons une pause, respirons profondément, mettons nos mains sur notre cœur et disons : « Je suis en sécurité, je suis aimé ». Cela calme notre système nerveux et nous ramène au moment présent.

Nous sommes à l’aise avec l’anxiété quand nous nous reconnectons à la nature aimante de notre âme, c’est là que nous vivons un véritable retour aux sources, une intégration de l’amour.

Si vous êtes quelqu’un qui a subi un traumatisme, ne vous forcez pas à vous asseoir seul avec vos sentiments. Trouvez quelqu’un qui peut vous soutenir avec amour dans votre guérison, quelqu’un qui peut vous aider à travailler avec ces parties de vous qui souffrent pour vous sentir en sécurité, aimé, entendu et vu. Sans pour autant vous voir comme une victime. Car c’est un rôle qui ne vous aidera en rien.

Oh, et encore une chose, s’il vous plaît soyez gentil et doux avec vous-même.
Vous êtes une âme précieuse et belle, et vous méritez d’être soutenu avec compassion et amour.

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